Le marché de la seconde main : réalité et illusions

Aujourd’hui, plus d’un français sur deux achète des produits de seconde main. Entre bonnes affaires et surconsommation du marché de l’occasion, où se trouve le juste milieu ?

L’occasion, une véritable tendance de fond

Que ce soit dans un but écologique, pour dénicher The pièce rare ou pour marchander, le milieu de la seconde main séduit tout le monde et tous les porte-monnaie. Il séduit par son attractivité, par l’idée qu’on se dit qu’on fait une bonne affaire, et gonfle notre auto-satisfaction, car on a fait une bonne action. Effectivement, un vêtement acheté en seconde main, est un vêtement qui ne sera pas produit une seconde fois.

C’est une évolution qui ne cesse de croître. Certaines plateformes en ligne de revente de seconde main, estiment qu’elles pourront expérimenter une croissance de 100% d’une année à l’autre selon Fashionnetwork. Une tendance qui a attiré de nouveaux clients qui, viennent consolider la solide base des adeptes de la réutilisation.

La seconde main, un business

Le marché de la seconde main n’est plus une tendance désormais, il est devenu un mode de consommation à part. Maintenant entré dans les mœurs, il pèse plus de 7 milliards d’euros en France. De nombreuses marques ont compris cette tendance et entrent dans la boucle pour s’octroyer une part du gâteau.

Le coronavirus a accentué toute la tendance de la seconde main. Les sites en ligne tels que Leboncoin, Vinted et Vestiaire Collective ont connu un essor fulgurant. Mais puisque la tendance est bien ancrée, la compétition est rude pour tirer son épingle du jeu.

Prenons l’exemple du Britney Market, événement fondé sur internet par Juliette Rocheteau. Elle a eu l’idée de ce marché avec pour thème les années 2000. Quand la tendance a explosé, elle ne trouvait aucune offre en boutique ou sur le web pour répondre à ses attentes. Elle a donc créé cet événement mensuel qui rassemble des adeptes du vintage de la décennie et c’est un franc succès !

Acheter d’occasion ne veut pas dire consommer moins

Bien que cela reste une bonne action pour notre planète, ce n’est pas une excuse à la surconsommation, devenue de plus en plus courante dans le monde de l’occasion. Et malheureusement, une telle consommation ne se cantonne pas à la mode. Les marques de revente de téléphones, telles que Back Market ou Cdiscount, nous invitent constamment à acheter un téléphone reconditionné, bien que nous n’ayons pas forcément besoin. Que ce soit du neuf ou du reconditionné, ça reste un achat !

Ce sont avant tout, les comportements d’achat qui doivent changer pour faire évoluer notre mode de consommation !

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